Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : de conception nationale, Zuljanah qui signifie Porteur d'aile. En avril 2020, au plus fort des tensions avec les États-Unis de Trump, le CGRI a mis en orbite basse (450 km) le premier satellite militaire iranien Nour-1 qui a pris de court le camp occidental d'abord par son irruption parfaitement surprise dans un espace iranien que l'Occident croit à tort avoir constamment à l'oeil, mais qui a royalement échappé à son vigilance, ensuite par les éléments que ce même satellite à triple étages comportait à savoir entre autres le moteur à propergol solide "Salman" qui pour les spécialistes militaires US/Israël n'étaient rien moins qu'une première étape de ce qu'ils ont qualifié de "programme ICBM" ( missile intercontinental iranien).
En avril dernier, The European Leadership Network (ELN) écrivait : « Le projet du premier satellite militaire iranien, Nour, a plusieurs particularités à ne pas sous-estimer : ... Le lanceur de satellite Qassed que Nour a utilisé, a été le premier lanceur à avoir été activé en dehors du périmètre du centre spatial iranien Imam Khomeini, décollant de la base de Shahroud. Cependant, le rôle du CGRI ne se limitait pas seulement aux opérations de lancement. Le moteur du lanceur à trois étages Qassed, ainsi que le satellite Nour lui-même, ont été conçus et développés par le CGRI, et ce, en dehors des structures régulières de l'industrie des missiles iraniens."
Et d'ajouter : "Qassed est un lanceur à trois étages. Utilisant le moteur-fusée à ergol liquide "Ghadr" dans le premier étage, le moteur à propergol solide "Salman" dans le deuxième étage et un petit moteur inconnu comme troisième étape. ... La véritable innovation du lanceur "Qassed" réside dans sa deuxième étape: le moteur à propergol solide "Salman" qui utilise un ensemble de technologies sophistiquées, notamment un propergol solide, une tuyère mobile pour le contrôle de vol et une enveloppe en fibre de carbone légère. Malgré ses petites dimensions , le moteur à propergol solide "Salman" semble bien performant dans la construction des lanceurs spatiaux. Mais à bien des égards, il sert de démonstrateur pour les technologies cruciales pour le développement de missiles modernes à longue portée, y compris les ICBM (Missiles intercontinentaux). L'utilisation de cette technologie marque un développement significatif dans le programme spatial régulier de l'Iran, qui reposait jusqu'ici sur une technologie de combustible liquide relativement ancienne.»
Et entre avril 2020 et janvier 2021, soit entre Qassed et Zuljenah, il y a véritable bond en avant. Lundi soir, le successeur de Pompeo, le pro-sioniste, Blinken, qu'on dit être un adepte du "dialogisme" accusait l'Iran de n'avoir que quelques semaines de distance jusqu'à l'acquisition de la bombe nucléaire, façon de laisser entendre qu'une action armée contre le territoire iranien n'est pas à écarter. Il a eu tort de vouloir singer Netnayhau et Kochavi. Car il se peut qu'avant même qu'une quelconque frappe aérienne puisse avoir lieu contre l'Iran, le premier missile antisatellite iranien casse tout le baraque. Après tout, un ASAT, conçu pour détruire des satellites sans placer le système d’arme ou l’un de ses composants sur orbite, est généralement composé d’un système de lancement fixe ou mobile, d'un missile et d'un véhicule de destruction cinétique. Et l'Iran a tout ce qu'il faut.
Pour être l'une des plus performantes puissances balistiques de l'axe de la Résistance, le mouvement Ansarallah a eu des mots justes pour commenté le test à succès de Zoljenah: "C'est un message clair aux ennemis de l'Iran qui le menacent de renoncer à ses capacités défensives balistiques".
Le porte-parole du mouvement yéménite Ansarallah et président de l'équipe de négociateurs de Sanaa, Mohammed Abdul Salam a fait remarquer après le test réussi du porte-satellite Zoljanah:
« Le nouveau test réussi du porte-satellite par l'Iran est un message important tant adressé à l'ami qu'à l'ennemi que la volonté des nations était plus forte que toute sanction. Cela a prouvé encore une fois que les sanctions n'étaient pas un destin et qu’elles pourraient être par contre une opportunité pour l'Iran, opportunité dont l’Iran a profité pour faire des progrès remarquables dans divers domaines. »
Alors que la TV iranienne diffusait les images de Zoljenah, le SOC fraîchement inauguré dans le nord ouest iranien annonçait avoir intégré le système de DCA intégré iranien et s'être connecté aux systèmes de commandement et de contrôle tactiques de Fakour et d'Achoura, aux systèmes de radars indigènes, y compris Moraqeb, Fatah-2 et Bashir, ainsi qu'aux systèmes d'information tactique et de reconnaissance, aux systèmes électro-optiques, aux systèmes de guerre électronique et au réseau de surveillance optique de l'armée de l'air. Bref, le total pour faire face au chantage du couple Biden-Blinken ou Biden-Austin.
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